Au Québec

Le réseau de personnes-ressources dans la province de Québec est en train de se constituer de manière plus formelle. À ce jour, les personnes intéressées en faire partie  sont celles qui ont reçu une formation de trois années qui s’est terminée en juin dernier.  Ce sont des professionnels des pratiques sociales  dont l’activité se situe à Montréal ou à Québec.

Les personnes  de la province de Québec qui sont intéressées par une forme ou une autre d’accompagnement selon l’approche développée au LADPA peuvent s’adresser à :

coordonnées à venir

Réseaux de personnes-ressources

Au cours des dix dernières années, l’ARDIS a contribué activement à mettre en place des “réseaux de personnes-ressources” pour optimiser la diffusion de l’approche centrée sur le DPA mise au point au LAboratoire de recherche sur le Développement du Pouvoir d’Agir (LADPA) des personnes et des collectivités de l’Université Laval à Québec (Canada).

Ces personnes-ressources ont reçu une formation étalée sur une à trois années selon les milieux. Elles sont aujourd’hui en position de former par elles-mêmes, (seules ou en binôme) les praticiens, enseignants et autres partenaires intéressés par l’intervention centrée sur le DPA.

Le terme “réseau” renvoie au fait que ces formateurs ou consultants sont organisés en collectif territoriaux qui centralisent les échanges entre les membres et, pour certains d’entre eux, gèrent les demandes d’accompagnement qui proviennent de différentes instances.

Une 2e génération
Cette démarche de constitution de réseaux nationaux ou territoriaux a initialement été activement soutenue par les chercheurs et les collaborateurs du LADPA. Or, étant donné que la fonction première d’un laboratoire de recherche est de contribuer au développement des connaissances, la contribution de l’équipe de chercheurs ne pouvait être que temporaire. Les concepteurs de cette démarche avaient fait le pari qu’une fois la première génération de praticiens formés ceux-ci seraient à leur tour en mesure de former par eux-mêmes les personnes qui les solliciteraient.

Mission accomplie ! Non seulement il existe aujourd’hui une 2e génération ( qui ont été formé directement par des personnes-ressources de leur milieu) de formateurs à l’approche centrée sur le DPA telle qu’elle a été mise au point au LADPA, mais les membres des différents réseaux nationaux ou territoriaux sont en train de se regrouper au sein d’une entité internationale qui, à terme, sera chargé de gérer les modalités de développement et de diffusion de cette approche.

L’ARDIS est fière d’avoir soutenu financièrement cette démarche active de diffusion des connaissances. En effet, ce type d’activité est généralement difficile à financer en raison  de son caractère transitionnel. Bien qu’elle constitue un maillon essentiel dans la chaîne de transfert des connaissances scientifiques à des fins d’applications concrètes, la phase de formation d’un réseau de formateurs est  rarement prise en considération dans les programmes des bailleurs de fonds.  on peut donc dire qu’au cours des dernières années, la contribution de l’ARDIS a contribué à jeter les bases d’un réseau de diffusion aujourd’hui solidement implanté.

Les développements en perspective

Dans les prochaines années, le soutien au développement des pratiques compatibles avec l’approche centrée sur le DPA personnel et collectif sera en bonne partie assumé par les réseaux nationaux de personnes-ressources qui sont d’ores et déjà à pied d’oeuvre et par la coordination internationale qui est en train de se formaliser.L’activité de l’ARDIS devrait pouvoir se concentrer plus spécifiquement sur le financement des projets de recherche susceptibles de favoriser une meilleure connaissance des pratiques qui s’inspirent plus ou moins directement de cette approche ou qui ont des effets comparables.

Le soutien logistique à la diffusion des outils de pratiques et aux ouvrages de référence constituera également un volet conséquent de l’activité de l’ARDIS. À ce titre, elle continuera à travailler à l’enrichissement de son catalogue en intégrant notamment des liens spécifiques permettant d’avoir aisément accès à la littérature internationale sur le sujet. Elle soutiendra également la constitution d’une banque de référence à partir d’un glossaire de mots-clés.

La petite histoire de l’ARDIS

L’ARDIS a vu le jour en Avril 2002. Cette association a initialement été fondée pour répondre à une situation récurrente. En tant que chercheur engagé dans l’étude appliquée des pratiques sociales, Yann Le Bossé, professeur au département des fondements et pratiques en éducation de l’Université Laval, était régulièrement conduit à contribuer à une série d’activités de partage des connaissances et d’expériences avec les praticiens, les gestionnaires d’équipe ou les représentants des bailleurs de fonds. Lors de l’organisation de ces événements (colloques, séminaires, etc,) il y a presque toujours une somme plus ou moins conséquente associée à la participation des chercheurs universitaires. Outre la prise en charge des frais de déplacement de ces spécialistes, ces sommes servent également au versement d’indemnités destinées à compenser le surcroît de travail occasionné par la préparation, le temps de déplacement et la contribution effective à ces rencontres. Pour des motifs d’ordre philosophiques, Yann ne souhaitait pas recevoir cet argent. Après avoir exploré plusieurs possibilités, il décida de fonder une association sans but lucratif avec la mission de soutenir la recherche et le développement d’initiatives sociales novatrices.Par la même occasion, il décida de faire don de la majorité de ses droits d’auteur à cette nouvelle entité.

Au cours des premières années, l’activité de L’ARDIS a consisté à financer la conduite d’études pilotes avec des partenaires des milieux de pratique pour la mise au point d’une approche d’intervention progressivement élaborée en collaboration avec les praticiens.Par la suite, elle a permis de faciliter la formation de réseaux de personnes-ressources dans plusieurs pays de la francophonie (voir section « réseau » dans le menu « formation de personnes ressources » sous l’onglet « nos activités »). Enfin, elle a permis de créer les conditions matérielles pour produire les ouvrages de références nécessaires à la diffusion de cette approche. Accessoirement, elle a permis de compléter le financement de projets spécifiques tels que l’accompagnement d’une démarche de DPA collectif au Nicaragua ou la tenue d’un colloque sur ce même thème.