Réseaux de personnes-ressources

Au cours des dix dernières années, l’ARDIS a contribué activement à mettre en place des “réseaux de personnes-ressources” pour optimiser la diffusion de l’approche centrée sur le DPA mise au point au LAboratoire de recherche sur le Développement du Pouvoir d’Agir (LADPA) des personnes et des collectivités de l’Université Laval à Québec (Canada).

Ces personnes-ressources ont reçu une formation étalée sur une à trois années selon les milieux. Elles sont aujourd’hui en position de former par elles-mêmes, (seules ou en binôme) les praticiens, enseignants et autres partenaires intéressés par l’intervention centrée sur le DPA.

Le terme “réseau” renvoie au fait que ces formateurs ou consultants sont organisés en collectif territoriaux qui centralisent les échanges entre les membres et, pour certains d’entre eux, gèrent les demandes d’accompagnement qui proviennent de différentes instances.

Une 2e génération
Cette démarche de constitution de réseaux nationaux ou territoriaux a initialement été activement soutenue par les chercheurs et les collaborateurs du LADPA. Or, étant donné que la fonction première d’un laboratoire de recherche est de contribuer au développement des connaissances, la contribution de l’équipe de chercheurs ne pouvait être que temporaire. Les concepteurs de cette démarche avaient fait le pari qu’une fois la première génération de praticiens formés ceux-ci seraient à leur tour en mesure de former par eux-mêmes les personnes qui les solliciteraient.

Mission accomplie ! Non seulement il existe aujourd’hui une 2e génération ( qui ont été formé directement par des personnes-ressources de leur milieu) de formateurs à l’approche centrée sur le DPA telle qu’elle a été mise au point au LADPA, mais les membres des différents réseaux nationaux ou territoriaux sont en train de se regrouper au sein d’une entité internationale qui, à terme, sera chargé de gérer les modalités de développement et de diffusion de cette approche.

L’ARDIS est fière d’avoir soutenu financièrement cette démarche active de diffusion des connaissances. En effet, ce type d’activité est généralement difficile à financer en raison  de son caractère transitionnel. Bien qu’elle constitue un maillon essentiel dans la chaîne de transfert des connaissances scientifiques à des fins d’applications concrètes, la phase de formation d’un réseau de formateurs est  rarement prise en considération dans les programmes des bailleurs de fonds.  on peut donc dire qu’au cours des dernières années, la contribution de l’ARDIS a contribué à jeter les bases d’un réseau de diffusion aujourd’hui solidement implanté.